Croix de cimetière 

Au cours des siècles, les croix sont devenues des monuments qui participent aux rouages de la société. C’est ainsi que se sont développées, outre les croix de christianisation, les croix du culte des morts, croix de cimetières dont certaines, isolées et dédiées à Saint Pierre (saint patron des cimetières puisqu’il détient les clés du paradis) marquent l’emplacement de cimetières officieux, voire cachés, jadis lieux d’inhumation des lépreux, suicidés et enfants morts avant baptême. Certaines croix de cimetières sont devenues croix d’église lorsque, pour des raisons hygiéniques, on décida d’abandonner le cimetière implanté autour de l’église et de repousser les lieux d’inhumation à l’extérieur des villages (décret du 23 prairial an XI –1804).

Les croix centrales des cimetières, dites croix hosannières (parce qu'en ce lieu on y bénissait les rameaux en chantant l'Hosanna) sont généralement assez ouvragées ainsi que certaines croix funéraires réemployées quelquefois en croix de chemin.

 

Ci-dessous  La croix du petit cimetière du bourg de Saint-Jacques-des-Blats (Cantal) en représente un bel exemple. Elle porte la date de 1667 sur sa base. C'est une croix latine avec un fût cylindrique posé sur un socle de section rectangulaire.
La croix est très ouvragée de divers fleurons. On y trouve un Christ en croix, la Vierge debout sur une tête d'ange et saint Jacques, le patron de la commune.

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